<p style="background-color:white;margin:3.0pt 0cm;"><a><span style="color:black;"><span><strong>C’est&nbsp;</strong></span></span></a><span style="color:black;"><strong>en travaillant sur un projet de recherche qui poursuivait un tout autre objectif qu’une équipe de chercheurs du&nbsp;</strong></span><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://cerom.qc.ca/"><span style="color:black;"><i><span lang="FR-CA"><strong>Centre de recherche sur les grains</strong></span></i></span></a><span style="color:black;"><strong> a fait une découverte pour le moins inattendue.&nbsp;</strong></span></p><div><p>&nbsp;</p><div><div id="_com_2" language="JavaScript"><p>&nbsp;</p></div></div></div>

Une éclosion qui révèle une tout autre espèce

En 2017, l’équipe collectait des œufs du ver-gris occidental du haricot (VGOH), un insecte nuisible particulièrement problématique dans les cultures de maïs, dans des champs à travers le Québec afin de les étudier. C’est en observant leur éclosion en laboratoire que l’équipe a remarqué que, dans certains cas, au lieu de devenir rosées puis mauves, les masses d’œufs tournaient au gris, puis au noir. 

De ces œufs n’émergeaient pas des larves du VGOH, tel qu’attendu, mais plutôt des micro-guêpes parasitoïdes. Cette découverte laissait entrevoir la présence d’un ennemi naturel du VGOH dans les champs québécois, capable de parasiter ses œufs.

Découvrir un prédateur naturel du ver-gris occidental du haricot 

« On venait de mettre en évidence du parasitisme naturel déjà en cours sur les œufs du ver-gris occidental du haricot au Québec », relate Julien Saguez, chercheur en biosurveillance et entomologie au Centre de recherche sur les grains.

Les micro-guêpes ont ensuite été identifiées comme des trichogrammes de l’espèce Trichogramma minutum. Ces insectes parasitent les œufs de plusieurs espèces de papillons nuisibles et sont déjà couramment utilisés comme agents de lutte biologique en agriculture.

« Étonnamment, ce ne sont pas les espèces de trichogrammes habituellement utilisées dans le maïs, soit Trichogramma ostriniae et Trichogramma brassicae, qui ont été trouvées dans les masses d’œufs du VGOH, mais bien l’espèce indigène Trichogramma minutum », précise Julien Saguez.

Cette observation allait donner naissance à un projet de recherche de trois ans visant à mieux comprendre le potentiel de cet ennemi naturel du VGOH.

Un potentiel prometteur

Le projet de recherche le plus récent de Julien Saguez a évalué l’efficacité de deux techniques de dispersion par drone de T. minutum sur les cultures de maïs. Les résultats ont montré que leur épandage, que ce soit en capsules biodégradables ou en vrac, permet une réduction de 20 % à 70 % des plants endommagés par rapport à une zone témoin non traitée.

Depuis son arrivée au Québec en 2009, le VGOH a gagné du terrain dans la province, et des populations sont désormais observées dans toutes les régions agricoles où le maïs est cultivé. Ces résultats laissent ainsi entrevoir que le recours à des lâchers inondatifs de trichogrammes afin de favoriser un ennemi naturel déjà présent dans les champs québécois pourrait constituer une avenue prometteuse pour soutenir les producteurs de maïs.

Catherine Dallaire, agronome

3 manières de ne pas manquer une bonne affaire

L'applicationAgriExtra

Gérez vos annonces agricoles sur le pouce, quand vous le voulez.

L'application AgriExtra est en cours de développement et sera disponible bientôt.

Le magazineAgriExtra

Consultez facilement les dernières annonces en ligne ou sur papier.

L'infolettreAgriExtra

Recevez les derniers articles affichés par courriel, chaque mois.