D’abord, il faut que ce soit le bon moment pour récolter le blé, en plus de viser un taux d’humidité se situant entre 16,5 % et 18,5 %. Trop humide : le blé sera fragile et sujet aux dommages mécaniques. Trop sec : le risque de maladie et de déclassement augmente.
Contrairement à ce que l’on peut penser, le coût de séchage en période chaude est beaucoup plus faible. Au final, on parle d’une économie de consommation énergétique d’environ 75 % à la tonne.
Alors, si vos céréales sont de qualité et que vous pouvez aller chercher une prime de 30 $ à 40 $, c’est un pensez-y-bien. Se faire prendre par la pluie et perdre sa prime? Ou sécher quelques tonnes de blé et maximiser votre revenu de récolte?
Les réglages de la moissonneuse-batteuse sont déterminants. Une vitesse de battage trop élevée ou un contre-batteur trop serré augmentent l'endommagement des grains. À l’inverse, des réglages trop doux laissent des grains dans les épis. Il faut trouver l’équilibre selon la variété et les conditions (humidité, paille, rendement). La vérification régulière des pertes au sol et de la qualité du grain dans la trémie permet d’identifier la source du problème.
Un des éléments souvent sous-estimés est la gestion des maladies et de la germination sur pied. Si des pluies surviennent en fin de cycle, le risque de germination augmente rapidement, ce qui peut fortement influencer les indices de chute. Pour éviter le déclassement, il est parfois préférable d’augmenter le vent afin d’améliorer la propreté du grain. De cette façon, les grains malades (plus légers) seront rejetés par la batteuse et vous augmenterez la qualité de votre grain (poids spécifique plus grand, concentration de bon grain plus élevée, absence de grains fusariés) et ainsi son classement.
Parfois, il est préférable d’investir pour récolter plus!
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