À première vue, une variation de quelques points d’humidité peut sembler sans conséquence. Pourtant, pour du soya destiné à la semence, ces cycles de déshydratation et de réhydratation peuvent affecter la qualité du grain, réduire sa vigueur et éventuellement nuire à sa capacité de produire une plantule forte.
Une semence demeure vivante
Une semence de soya est un organisme vivant qui contient un embryon ainsi que des membranes cellulaires fragiles qui devront conserver leur intégrité au moment de la germination.
Lorsqu’une semence perd de l’eau, ses tissus se contractent légèrement. Lorsqu’elle reprend de l’humidité, ils gonflent de nouveau. Effectué lentement, un changement est généralement bien toléré. Cependant, lorsque le phénomène se répète, les différentes parties de la semence ne réagissent pas nécessairement à la même vitesse.
On peut comparer cela à un matériau que l’on plie et déplie continuellement. Il ne casse pas toujours au premier mouvement, mais il s’affaiblit progressivement. Dans le soya, ce stress peut provoquer des dommages microscopiques à l’enveloppe et aux membranes internes.
La semence malmenée peut réussir un test de germination standard, mais produire une plantule plus lente ou moins vigoureuse. Une semence affaiblie sera également moins bien équipée pour traverser des conditions difficiles au champ.
Ventiler au bon moment
Pour préserver la vigueur du soya, la ventilation mérite d’être bien contrôlée afin de réduire les effets « yo-yo ». L’objectif n’est pas seulement de ventiler lorsqu’il ne pleut pas. Il faut également tenir compte de la température pour ne pas créer de surséchage ou de front de condensation.
Rappelez-vous : faire subir au soya des cycles de stress répétés par une mauvaise ventilation risque de diminuer sa vigueur avant même son retour au champ.
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