Les populations[NL1] peuvent évoluer rapidement et développer des résistances à plusieurs groupes d'herbicides, lesquelles varient selon les régions. Une infestation initialement limitée peut ainsi devenir un problème durable, et c’est pourquoi cette mauvaise herbe exige une attention particulière.
Que faire si vous soupçonnez l’amarante tuberculée?
Un dépistage régulier demeure la première ligne de défense. Parcourez vos champs de façon systématique afin de vous assurer que l’ensemble de la parcelle a été inspecté. Portez une attention particulière aux entrées de champs, aux bordures, aux fossés, aux cours d’eau et aux zones où circule la machinerie.
Une détection précoce au stade plantule est idéale, puisqu’elle permet d’intervenir plus efficacement, et ce, dès le début de la saison. Lors d’un dépistage en août ou en septembre, observez attentivement la cime du couvert végétal afin de repérer les inflorescences qui dépassent. À ce stade, l’amarante tuberculée est généralement plus facile à distinguer des autres espèces d’amarantes, notamment grâce à son inflorescence moins dense et à ses feuilles plus étroites.
Plus les plants sont développés, plus l'efficacité de plusieurs herbicides tend à diminuer. Une stratégie de lutte intégrée, adaptée aux cultures et aux moyens disponibles, devient alors essentielle pour limiter sa propagation. Ne tentez pas de régler le problème seul. Communiquez rapidement avec votre conseiller agricole ou un conseiller régional du MAPAQ afin de confirmer l’identification, d’évaluer le risque et d’élaborer une stratégie adaptée au profil de résistance observé.
En 2026, le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection offre gratuitement l’identification des espèces d’amarantes ainsi que les tests de détection de la résistance aux herbicides.
La vigilance reste de mise!







