Un test moléculaire innovant offrant de nouvelles possibilités
À cet effet, un nouvel outil de diagnostic fiable et précis pourrait offrir une option innovante pour la détection du chancre de la tomate : un test moléculaire de type qPCR, développé dans le cadre d’un projet de recherche en collaboration avec la Chaire de recherche en phytoprotection serricole du MAPAQ et l’Université Laval.
« Le qPCR est une technique de biologie moléculaire qui permet de mesurer la quantité d'ADN de la bactérie Clavibacter michiganensis présente directement dans les tissus végétaux des plants de tomates en serre, et ce, en temps réel, pour détecter et quantifier l'infection de façon très précise à tous les stades de développement des plants », explique Anne-Sophie Brochu, M. Sc., professionnelle de recherche à l’Université Laval.
Cette approche est prometteuse parce qu’elle permettrait de détecter la présence de Clavibacter pathogènes à des niveaux de contamination très faibles, très tôt dans les tissus des plantes et même dans les semences, offrant ainsi une nouvelle fenêtre d’opportunité pour l’étude de la dynamique de l’infection, l’évaluation de nouvelles stratégies de lutte et la validation des méthodes de diagnostic existantes.
« Le test permet l’analyse de la présence de deux gènes chromosomiques liés à la virulence, soit rhuM et tomA. Cette technique réduit également les risques de faux négatifs liés à la variabilité plasmidique », ajoute Anne-Sophie Brochu.
Un grand avancement pour la biosécurité
Une détection précise et fiable est essentielle pour approfondir la compréhension de la dynamique du chancre bactérien et pour soutenir le développement de nouvelles stratégies de lutte. Par sa sensibilité élevée et sa robustesse analytique, cette méthode constitue un outil particulièrement pertinent en laboratoire, notamment pour la recherche et le renforcement des approches de biosécurité en serre.







